Marienbad se réinvente en « green spa town »

La célèbre cité thermale de Bohême a sollicité Veolia pour piloter la centrale biomasse qui l’alimente désormais en chaleur et en électricité.

Sans rien perdre de son charme, Marienbad veut devenir un modèle de ville thermale écologique.

« Au grand château de jade, au cœur de vos dédales... », ça ne vous dit rien ? C’est pourtant sur ces accents de nostalgie que Barbara chantait Marienbad (en allemand), ou Mariánské Lázně (en tchèque).

Depuis la fin du xviiie siècle et la création du premier spa par le Dr Johann Josef Nehr, la ville thermale de Bohême compte cent sources curatives – dont quarante en ville – chargées en minéraux et dioxyde de carbone, qui jaillissent de la vallée des rivières Teplá et Ohře.

Avec ses parcs thermaux, ses colonnades romantiques, ses palaces Art nouveau et ses spas luxueux, la cité attire chaque année près de 250 000 touristes locaux et étrangers venus profiter de ses eaux bienfaisantes pour soigner leurs affections respiratoires, cardiaques et neurologiques. À l’instar de Goethe, de Chopin ou d’Édouard VII, illustres hôtes d’une ville qui reçut jadis toute la jet-set internationale venue « prendre les eaux » à  600 m d’altitude.

Aujourd’hui, entre relaxation, bien-être et sport, cette petite ville charmante continue de dérouler son histoire entre montagnes, prairies humides et la forêt préservée de Slavkov (Slavkovský les). Un capital forestier qui a encouragé les autorités locales à écrire l’avenir de la ville sous la bannière écologique. Et c’est d’abord grâce au chauffage urbain que Marienbad a pu commencer à concrétiser son ambition de devenir une « green spa town ».

Centrale biomasse

Avec Veolia, une centrale biomasse a été installée pour alimenter la ville en chauffage urbain et en électricité. Neutre en carbone, la biomasse est issue des résidus des exploitations forestières situées à proximité, dans la forêt de Slavkov ‒ déchets forestiers, souches et sous-produits de la transformation du bois, soit environ 32 000 tonnes de résidus chaque année.

Valorisés en énergie, ces combustibles permettent de réduire les émissions de CO2 (14 000 tonnes environ de CO2 évitées chaque année) tout en allégeant la facture énergétique des clients. Pour les nombreux hôtels, centres de santé et spas que compte la ville, c’est une économie non négligeable.

Désormais, à Marienbad, 70 % de l’énergie est produite à partir de ressources renouvelables, soit environ 240 000 GJ (chaleur) et 5 500 MWhe/an (électricité). Résultat : un chauffage urbain respectueux de l’environnement, un confort thermique amélioré pour 33 000 foyers (soit 40 %), et une fourniture sûre et écologique pour les établissements de soins et les nombreux hôtels de la ville (soit 60 %).

Totalement prise en charge par Veolia, la chaîne de production et de distribution de chaleur et d’électricité a permis de réduire les dépenses liées aux énergies fossiles, de sécuriser les approvisionnements, de réduire les coûts énergétiques et de créer des emplois pérennes. Des arguments qui s’ajouteront sans nul doute au charme incontesté de ce site, qui fait partie des onze villes thermales européennes à solliciter leur inscription sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2018.
 

EN SAVOIR PLUS

La biomasse représente plus de 63 % de la production primaire d’énergie renouvelable dans l’Union européenne, ce qui la place au premier rang des énergies renouvelables utilisées dans la zone, devant le solaire, l’hydraulique ou l’éolien.

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