L’Indonésie dit « STOP » à la pollution plastique

Pour contribuer à endiguer la pollution marine, Veolia participe activement au projet STOP (Stop Ocean Plastics), qui a pour ambition de faire émerger une véritable économie circulaire du plastique en Asie du Sud-Est.

Plus de 8 millions de tonnes de plastique sont déversées chaque année dans les océans, et plus de la moitié de ce plastique provient d’Asie du Sud-Est (Chine, Indonésie, Philippines, Thaïlande et Vietnam).

« La croissance économique dans ces pays a fait augmenter la demande de plastique au-delà des capacités des systèmes de gestion des déchets locaux », expliquent les promoteurs du projet STOP sur leur site. C’est la raison pour laquelle l’initiative a été lancée, avec pour mission de mettre en place des écosystèmes de gestion des déchets plastiques dans cette partie du globe.

Le principe du projet STOP est le suivant : une équipe d’experts intervient pour aider une ville à concevoir et mettre en œuvre un modèle de gestion des déchets à la fois durable et à bas coût, qui génère autant de valeur que possible à partir du plastique collecté. Les initiatives locales déjà existantes et les ramasseurs de déchets informels sont soutenus et intégrés au modèle économique.

Lancé en 2017 par la société SYSTEMIQ et le producteur de plastique Borealis, le projet STOP a été déployé en Indonésie en avril 2018. La première ville à avoir fait l’objet d’un partenariat est Muncar, un port de pêche situé à Banyuwangi, dans la province de Java oriental. Dans cette localité de 130 000 habitants, les déchets ont envahi le port, les plages, les rivières, transformant le paysage de carte postale en décharge à ciel ouvert.

 

Triple objectif

Si le projet STOP vise à créer un écosystème de gestion des déchets (équipement des camions pour la collecte, distribution de bacs de tri aux foyers, compostage des déchets organiques, etc.) en travaillant main dans la main avec les autorités locales et les populations, l’objectif à terme est triple : zéro émission de déchets dans les océans, augmentation des taux de recyclage du plastique et génération de bénéfices socio-économiques dans les domaines de la santé publique, de la pêche et du tourisme afin d’améliorer les conditions de vie de la communauté.

Pour y parvenir, le projet STOP fait intervenir plusieurs experts internationaux, spécialistes de la gestion des déchets, du recyclage du plastique, du changement des comportements ou de la gouvernance de programme. Le projet est également déployé en collaboration avec des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels Veolia, Sustainable Waste Indonesia, Borouge, mtm plastics GmbH, et tout récemment Nestlé, qui apportent chacun leurs compétences dans un domaine spécifique.

Par exemple, Veolia a formulé une série de recommandations, notamment sur la planification des choix techniques de collecte et de tri, mais aussi sur les modes de recyclage à privilégier. La philosophie du Groupe : apprendre des réalités du terrain pour acquérir et développer un savoir-faire qui pourra être décliné ailleurs à plus grande échelle.

Après avoir été déployé dans toute la région de Muncar, le projet STOP devrait faire l’objet de nouveaux partenariats pour être étendu dans des villes indonésiennes plus importantes, où vivent jusqu’à 1 million d’habitants.

 

CRÉDITS : photos © SYSTEMIQ

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