Et si on éclairait nos routes grâce au souffle des voitures ?

C’est l’idée innovante d’un jeune ingénieur français : reprenant le principe de la production d’énergie éolienne, son lampadaire Heolios récupère le souffle des voitures pour produire une énergie 100 % verte.

Avez-vous déjà remarqué que le passage rapide d’une voiture créait un appel d’air parfois très fort ? Un véhicule qui roule à 100 km/h produit en effet un souffle dont la puissance peut avoisiner 1 à 1,5 kWh. C’est l’énergie nécessaire pour éclairer un appartement pendant une journée !
Cette énergie, Antoine Leblanc, un jeune ingénieur français passionné par la « smart city », a eu l’idée de la récupérer pour créer de l’électricité. Son concept : un lampadaire qui – sur le principe de la production d’énergie éolienne – transformerait en énergie le souffle émis par le déplacement des véhicules. De quoi alimenter l’éclairage public des villes en énergie verte.
Alors, comment ça marche ? Le lampadaire Heolios se compose de deux petites éoliennes verticales placées à sa base. Grâce à leur forme aérodynamique conçue pour optimiser l’écoulement de l’air, elles peuvent entrer en mouvement même si la vitesse moyenne, et donc le souffle émis par les véhicules, est plus faible.
Pour maximiser la production d’énergie, un panneau solaire est également placé au sommet du lampadaire. L’énergie récupérée tout au long de la journée grâce au vent et au soleil est stockée dans le mât du réverbère.

Bien entendu, la production d’énergie sera plus ou moins importante selon la circulation, la vitesse moyenne des véhicules, mais aussi le taux d’ensoleillement. L’idéal serait donc d’implanter ces nouveaux lampadaires au bord des routes nationales et des autoroutes, où le trafic est plus dense et la vitesse des véhicules plus élevée.
Il serait même possible de les placer au bord des voies ferrées afin de récupérer le souffle produit par la circulation des TGV et des transports en commun. Transformer les abords des routes, voire des voies ferrées en parcs de production électrique, l’idée est séduisante.
 

Faire baisser la facture énergétique des villes

Une idée encore au stade de projet, mais Antoine Leblanc espère pouvoir réaliser très prochainement un prototype grâce à l’aide d’une entreprise partenaire. Le jeune ingénieur souhaite en effet proposer cette solution innovante aux collectivités, pour introduire de manière simple la production d’énergie renouvelable au cœur des villes.
Argument supplémentaire : c’est aussi la promesse d’économies d’énergie pour les communes qui voient leurs installations devenir obsolètes – 75 % de celles-ci ont plus de 25 ans –, ce qui génère bien souvent une surconsommation énergétique. Une perspective engageante quand on sait que l’éclairage public coûte chaque année plus de 2 milliards d’euros en France.
 

Image principale © Veolia

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