La piste cyclable solaire

En Île-de-France, on expérimente la piste cyclable solaire

Publié le 11 février 2020

Pour favoriser les mobilités durables, le département de la Seine-Saint-Denis a inauguré, le 16 septembre 2019, une piste cyclable solaire expérimentale. Une première en Île-de-France.

L’électricité produite permet d’éclairer la voie en journée et de recharger une batterie qui prend le relais la nuit.

Pour répondre aux enjeux environnementaux et de santé publique, la mise en œuvre de nouvelles formes de mobilités durables est devenue une nécessité. À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité, le département de la Seine-Saint-Denis a inauguré, le 16 septembre 2019, une piste cyclable solaire à Bobigny. Une première en Île-de-France.
Cette piste solaire a pour objectif « d’éclairer, de jour comme de nuit, un tronçon auparavant très sombre » sous les voies SNCF du TGV Est et du RER E. Elle répond ainsi « au besoin de confort et de sécurité souhaité par les usagers de la piste du canal de l’Ourcq, véritable axe structurant pour les trajets domicile-travail à bicyclette », précise le conseil départemental
C’est le groupe de construction d’infrastructures routières Colas qui a été chargé d’installer ces dalles photovoltaïques – qui captent l’énergie lumineuse – sur ce tronçon. Un tronçon qui s’étend sur une vingtaine de mètres et couvre une surface totale de 56 m2. Les dalles se composent de cellules de silicium encapsulées dans un millefeuille de couches successives compatibles avec une application routière.
L’électricité produite permet d’éclairer la voie en journée et de recharger une batterie qui prend le relais la nuit. Le surplus d’énergie est quant à lui réintroduit dans le réseau Enedis. « À date, 240 jours après la mise en service de la piste, l’énergie produite équivaut à la consommation d’un ménage pendant 440 jours », précise le département. Ainsi, le tronçon fonctionne en circuit fermé dans une logique d’économie circulaire.
 

Étendre le dispositif à l’ensemble du département

Dans le cadre de cette démarche expérimentale, une évaluation de la pertinence du dispositif, que ce soit en matière de pérennité de l’aménagement, de quantité d’énergie produite ou encore d’économies d’énergie, sera réalisée. 
Si, actuellement, ce revêtement solaire coûte trois à six fois plus cher que des panneaux photovoltaïques classiques, la Seine-Saint-Denis espère voir les coûts de production diminuer. L’objectif étant « qu’il soit intéressant d’utiliser toutes les surfaces de pistes cyclables pour produire de l’électricité », précise Vincent Malard, chef du bureau de l’aménagement durable du département à France Bleu. De quoi réduire les émissions de gaz à effet de serre dues à la circulation automobile tout en produisant de l’énergie verte.