Cinq initiatives urbaines à suivre

Publié le 28 janvier 2021

Partout dans le monde, les initiatives se multiplient pour réduire la quantité des déchets au sein des villes grâce à l’économie circulaire. Voici notre top 5 des initiatives urbaines à suivre (et à reproduire !).

Qu’il s’agissent d’organiser la gestion informelle des déchets tout en améliorant les revenus des collecteurs de rue, de valoriser (parfois de façon très surprenante) les déchets en biogaz, ou de faire participer les citoyens à la lutte contre la pollution plastique, les bonnes idées circulaires se multiplient au sein des villes pour réduire la quantité des déchets urbains.

 

1. Kabadiwalla Connect organise la gestion informelle des déchets

À Chennai, où 90 % des déchets collectés finissent dans des décharges à ciel ouvert, la start-up Kabadiwalla Connect, fondée par deux jeunes chercheurs indiens, veut moderniser la gestion informelle des déchets tout en améliorant les conditions de vie et les revenus des collecteurs de rue. Soutenue par Veolia, Elle a donc développé plusieurs applications mobiles permettant à ces derniers d’obtenir toutes les informations nécessaires pour ramasser et revendre les déchets plus efficacement, connaître les prix pratiqués en temps réel, planifier leur travail quotidien et optimiser leurs itinéraires

2. Une ville anglaise transforme les crottes de chiens en biogaz pour l’éclairage public

Dans le comté de Worcestershire, en Angleterre, la petite ville de Malvern utilise un procédé ingénieux permettant de produire du biogaz avec des déjections canines pour alimenter les lampadaires      publics. Concrètement, les habitants déposent les sachets contenant les déjections de leurs animaux dans une trappe placée au pied des réverbères, puis ils actionnent une manivelle pour les faire descendre dans une cuve hermétique de la taille d’une machine à laver : un digesteur anaérobie. Le processus de méthanisation des crottes de chiens produit un biogaz composé à 60 % de méthane, qui va permettre d’éclairer les rues de Malvern à la tombée de la nuit.

3. AfricWaste optimise la collecte des déchets plastique

Pour réduire la pollution plastique en Côte d’Ivoire, le projet AfricWaste, cofondé par Veolia, veut mettre en place une filière structurée de valorisation des déchets plastiques en s’appuyant sur le système de collecte informel. Dans un premier temps, un point de stockage a été installé au cœur de la décharge d’Akouédo, à proximité d’Abidjan, pour permettre aux ramasseurs informels d’y vendre les bouteilles en PET collectées. AfricWaste a ensuite lancé une application mobile pour faciliter leur travail. Elle permet aux usagers d’indiquer la quantité de déchets qu’ils souhaitent faire enlever et leur localisation. Ils peuvent alors être récupérés par le collecteur le plus proche, qui est rémunéré via un paiement mobile.

4. Les Romains échangent des bouteilles en plastique contre des tickets de métro

À Rome, les usagers des transports en commun peuvent désormais échanger des bouteilles en plastique contre des tickets de métro. Pour ce faire, il leur suffit de se rendre dans une des trois stations de métro de la capitale italienne qui bénéficient de ce dispositif et de déposer leurs bouteilles en plastique usagées dans une borne prévue à cet effet. Chaque bouteille rapporte cinq centimes d’euros, crédités sur un compte mobile. Le titre de transport coûtant 1,50 euro, il faut donc trente bouteilles recyclées pour utiliser le métro gratuitement. 
 

5. Un village guatémaltèque relance l’économie locale grâce au sans plastique

Le village guatémaltèque de San Pedro La Laguna a banni les plastiques à usage unique. Le maire veut débarrasser le lac local Atitlán de ces déchets qui menacent la biodiversité. Pour remplacer les articles en plastique, les habitants du village ont puisé dans leurs traditions ancestrales pour fabriquer des objets plus respectueux de l’environnement, comme des paniers tressés pour les courses ou des emballages en feuilles de bananier pour conserver les aliments, relançant ainsi l’économie locale grâce à l’artisanat. En deux ans, 80 % d’entre eux ont cessé d’utiliser des plastiques à usage unique.