Le shampoing zéro déchet : monodose et maxi-effet

Publié le 03 novembre 2020

À seulement 16 ans, Benjamin Stern, un adolescent de Floride, a inventé le shampoing soluble, monodose et sans plastique qui préserve l’environnement.

Chaque année, 552 millions de bouteilles de shampoing finissent dans les décharges des États-Unis. De quoi remplir 1 164 terrains de football !

Réunir tous les atouts de l’économie circulaire en un seul produit, c’est la performance du shampoing en capsule de la marque NOHBO (« No-H(air)-BOttles »). Une invention tout droit sortie de l’imagination d’un adolescent américain de 16 ans, Benjamin Stern. 

Directement inspiré des pastilles de lave-vaisselle à emballage soluble, ce shampoing se présente sous la forme d’une capsule en dose unique qui se dissout dans l’eau, et ne produit donc aucun déchet.
En forme de goutte couleur lagon, la monodose contient 5 mL de produit, ce qui convient amplement au lavage de toutes les longueurs et de toutes les densités de cheveux. Sa formule concentrée permet d’éviter le gaspillage de l’eau, puisque les flacons classiques en contiennent environ 80 %.

Autre avantage des conditionnements monodoses : plus légers et plus petits, ils permettent de diminuer l’empreinte carbone de leur transport. Enfin, le shampoing étant conçu à base de matières végétales sans parabène, sans sulfates ni produits chimiques, il ne laisse aucun résidu polluant dans les eaux usées. Bref, de quoi potentiellement révolutionner l’industrie du shampoing.
Les enjeux sont tout sauf anecdotiques. Car les flacons de shampoing sont un fléau pour l’environnement. Selon le cabinet Johnson & Johnson, près de 552 millions de bouteilles de shampoing finissent chaque année dans les décharges des seuls États-Unis. De quoi remplir 1 164 terrains de football…

Résultat : NOHBO séduit le marché. Le jeune Benjamin Stern commercialise déjà ses capsules sur son site Internet, auprès des consommateurs et des hôtels. Fort de ces premiers résultats positifs, il s’est également attaqué au savon et au gel douche, grâce à une récente levée de fonds de 3 millions de dollars. Et la puissance écocréative de l’adolescent américain n’en est qu’à ses débuts : il travaille déjà à des crèmes solaires et des mousses à raser, toujours zéro déchet.

En France, la loi anti-gaspillage adoptée le 30 janvier 2020 prône, entre autres, la sortie progressive du plastique jetable. Bouteilles de shampoing comprises. Dans ce contexte, NOHBO pourrait bien conquérir le marché français avec sa capsule sans plastique.