Quand les vieux skateboards se recyclent

Le skateboarder professionnel Dave Bachinsky a une conscience environnementale et des doigts de fée. Il récupère les planches à roulettes cassées et les transforme en élégants objets de décoration.

Une planche de skate a une durée de vie très courte. En moyenne, un pratiquant confirmé la change tous les mois.

Cadres photo, vases, miroirs, planches à découper et petites étagères… Difficile d’imaginer que ces objets du quotidien ont un jour… parcouru l’asphalte à plusieurs dizaines de kilomètres-heure. Si la vie d’une planche à roulettes est de très courte durée, celle du bois utilisé pour la fabriquer, elle, ne l’est pas. Alors, autant la recycler !

Un skateboard est composé d’un deck, une planche constituée de plusieurs couches de bois (d’érable canadien, le plus souvent) lamellé-collé et recouverte de griptape (feuille adhésive antidérapante), sous lequel sont fixés deux essieux (les trucks) qui assurent le maintien des roues en uréthane.

Bois, métal, plastique… La fabrication d’une planche à roulettes nécessite un grand nombre de ressources, mais le skate est du genre périssable : en moyenne, un pratiquant confirmé ‒ usant de façon intensive sa planche dans la rue et les skateparks ‒ la change tous les mois. Une fois cassée, la planche ne peut pas être réparée et termine le plus souvent à la poubelle.

 

Un skateboarder pro à l’âme d’artiste-bricoleur

Des skateboards, l’Américain Dave Bachinsky en a lui-même cassé des centaines durant sa carrière de skateboarder professionnel. Mais incapable de se résoudre à voir ces belles planches en bois d’érable s’accumuler dans son garage, il a décidé de leur donner une seconde vie.

En général, le deck d’un skate se brise au niveau d’un des essieux, ce qui laisse une surface satisfaisante à qui souhaiterait le recycler. Pour réaliser ses objets de déco, Dave Bachinsky fait d’abord le tour des skateparks des quartiers de Los Angeles pour récupérer les planches abandonnées par leurs propriétaires. Il les emporte ensuite dans son atelier de menuiserie, aménagé dans l’arrière-cour de sa maison.

Commence alors le long processus de transformation de cette matière première : il faut retirer le grip des planches, les poncer, les assembler, les poncer encore… Puis vient le processus créatif.

Le skateboarder, qui a commencé par créer des cadres photo pour ses amis, est aujourd’hui à la tête d’une petite entreprise, ShapeThree, qui lui permet de vendre ses créations. Pour chaque objet acheté, Dave Bachinsky reverse un pourcentage à la scène skate de la ville de Lowell, dans le Massachusetts, qui l’a vu faire ses premiers ollies.

 

CRÉDITS PHOTOS : image principale ©Getty Images

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