Avec PoEthic, l’économie circulaire fleurit en pot

Publié le 17 septembre 2020

La société SEDE, filiale de Veolia, et la start-up Bioplasmar ont créé un pot fait à partir de déchets organiques qui se transforme en terreau au contact de la terre. La boucle de l’économie circulaire est bouclée.

Sept cents millions. C’est le nombre de fleurs et de plantes achetées par les Français chaque année, selon l’organisation interprofessionnelle Val’hor. Un secteur florissant mais qui doit relever lui aussi des défis environnementaux.
Pour conditionner les millions de plantes achetées en France, les professionnels utilisent en effet des pots. Des millions de pots. Et jusqu’à 20 milliards à l’échelle du globe… Et ces pots à usage unique sont faits avec des matériaux plastiques souvent très difficiles à recycler.

Et si la solution venait de nos déchets ? SEDE, filiale de Veolia, et la start-up Bioplasmar ont eu l’idée de créer des pots de fleurs nouvelle génération, à partir de co-produits végétaux et de matériaux naturels biodégradables issus de l'économie circulaire. 

Joliment baptisé PoEthic, ce pot, zéro plastique, est 100 % biosourcé et 100 % biodégradable. Le pot est stable en pépinière et se décompose lorsqu'il est planté en terre. Il n'y a aucune manipulation des plants lors de la phase de plantation, le pot se plante directement dans le sol et se dégrade en quelques semaines, ce qui permet une meilleure reprise et l'apport du premier engrais pour la plante.

Un exemple parfait d’économie circulaire où aucune ressource fossile n’est sollicitée. D’ailleurs, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et l’Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) soutiennent le projet. 
Cela encourage SEDE à redoubler d’efforts pour commercialiser son pot. Après les premiers exemplaires produits à Châtellerault en Nouvelle-Aquitaine, la filiale de Veolia prévoit de lancer une ligne de production automatisée dans sa toute nouvelle usine à Bonneuil-Matours dans la Vienne, afin d’écouler près de 2 millions de pots écoresponsables d’ici fin 2020.