L’agriculture durable, pour nourrir la planète sans dégrader les ressources

Utiliser le compost comme alternative aux engrais chimiques ou encore recourir aux eaux usées traitées pour l’irrigation… Depuis plusieurs années, Veolia encourage la diffusion des principes de l’économie circulaire dans le secteur agricole.

L’agriculture durable vise à appliquer les principes du développement durable au secteur agricole afin de limiter ses impacts négatifs sur l’environnement.

Pour maximiser les rendements, l’utilisation des fertilisants, pesticides et engrais chimiques s’est développée de manière massive au cours des dernières décennies. Avec des conséquences alarmantes : les sols et les ressources de la planète s’épuisent tandis que l’environnement se dégrade. En France, l’association WWF estime par exemple que 93 % des cours d’eau français et 70 % des eaux souterraines sont contaminés par des pesticides.

Dans ce contexte, de nombreux agriculteurs souhaitent se tourner vers un modèle d’agriculture durable, notamment pour répondre à la demande de consommateurs de plus en plus soucieux de la provenance et de la qualité de ce qu’ils mangent. Mais de quoi s’agit-il exactement ?

L’agriculture durable vise à appliquer les principes du développement durable au secteur agricole afin de limiter ses impacts négatifs sur l’environnement. Concrètement, il s’agit d’assurer les productions agricoles (nourriture, bois, fibres, etc.) afin de répondre aux besoins croissants en alimentation de la population mondiale, tout en respectant les ressources naturelles et en protégeant la biodiversité.

Cela passe notamment par des initiatives inspirées de l’économie circulaire. Par exemple, limiter la pollution des milieux naturels en remplaçant les engrais chimiques par des biodéchets organiques, valoriser les composts ou encore optimiser l’utilisation des ressources naturelles comme l’eau.

 

Initiatives en coopération

Acteur de premier plan dans la gestion optimisée des ressources, Veolia travaille depuis de nombreuses années sur ces sujets. Le Groupe s’est notamment associé à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) pour mener à bien le projet baptisé QualiAgro, qui a débuté en 1998.

Sur une quarantaine de parcelles réparties sur 6,5 hectares à l’ouest de Paris, Veolia expérimente l’efficacité de différents types de composts, utilisés comme engrais pour des cultures de blé et de maïs. Parmi les différents composts testés : des biodéchets, des boues d’épuration, des ordures ménagères résiduelles ou encore du fumier. L’objectif : contrôler la qualité sanitaire et environnementale de ces composts et observer, sur le long terme, les effets de ces épandages sur les sols, les plantes, l’eau et l’air de ces parcelles.

En 2013, les premiers résultats ont démontré la qualité agronomique des composts de biodéchets et de boues d’épuration. L’expérimentation se poursuit depuis 2014 sur les critères de l’agriculture biologique.

En 2018, toujours aux côtés de l’Inra, Veolia s’est associé à l’Irstea (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture). Ensemble, ils souhaitent développer la valorisation des boues d’épuration et des eaux usées comme ressources alternatives aux engrais chimiques.

Premier groupe coopératif agricole français, InVivo a renouvelé sa collaboration avec Veolia en 2018. L’objectif : poursuivre les recherches menées conjointement sur les risques de pollutions agricoles et développer un projet d’irrigation en viticulture à partir d’eaux usées traitées.

Avec l’Inra, l’Irstea et InVivo, autant d’initiatives de Veolia en faveur du développement d’une agriculture durable, plus respectueuse des ressources et de l’environnement.

Crédits : image principale © Veolia © Noémie Rosset

 

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