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La seconde vie des déchets alimentaires

Les déchets alimentaires peuvent avoir un autre destin que de finir à la poubelle. Découvrez toutes les initiatives qui donnent une seconde vie aux restes de nos assiettes et aux rebuts de l’industrie agroalimentaire.

Un tiers de la production alimentaire destinée à la consommation humaine est jetée chaque année. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO). Rien qu’en France, annuellement, 1,2 million de tonnes de nourriture finissent à la poubelle.

Un vrai gâchis, alors que tous ces aliments pourraient bénéficier à des personnes dans le besoin. Mais aussi une vraie problématique écologique puisque ces déchets – pourtant biodégradables – sont nocifs pour l’environnement.

En effet, dans les décharges municipales, leur décomposition est l’une des premières sources d’émissions de gaz à effet de serre. La tomate, par exemple, lorsqu’elle pourrit, dégage du méthane, un gaz au pouvoir de réchauffement 25 fois supérieur à celui du CO2. L’huile de cuisson évacuée dans les éviers, quant à elle, perturbe considérablement le traitement des eaux usées. On estime ainsi qu’un litre d’huile suffit à contaminer 1 000 litres d’eau.

Pour résoudre ce problème, entreprises et chercheurs développent des solutions afin de donner une seconde vie aux déchets alimentaires. Nouveaux matériaux, engrais, cosmétiques, énergie ou même molécules chimiques, découvrez toutes les initiatives ingénieuses qui concourent à une économie circulaire des déchets alimentaires.


Ceux-ci peuvent être réutilisés… à des fins alimentaires

Partout dans le monde, des restaurants « durables » voient le jour. Ils servent des plats cuisinés avec des aliments invendus ou impropres à la vente (du fait de leur apparence imparfaite) et initialement destinés à être jetés.

Certaines brasseries récupèrent le pain invendu (boulangeries, supermarchés), le réduisent en farine et l’utilisent dans la fabrication de la bière. Ce procédé permet de remplacer un tiers de la quantité de céréales habituellement brassée.


On peut aussi s’en servir comme engrais

À Plan-d’Orgon, dans les Bouches-du-Rhône, les restes de poissons et autres déchets organiques issus de la mer sont acheminés vers une usine où ils sont transformés en engrais.


De nouveaux matériaux voient le jour

Les peaux de poissons et les fibres de peaux d’ananas peuvent être utilisées pour fabriquer du cuir haut de gamme. Une alternative souple et solide au cuir classique !

Les pelures de tomates et les coquilles d’œufs, une fois transformées, peuvent remplacer partiellement le « noir de carbone », cette matière utilisée pour renforcer le caoutchouc des pneus.

Qui l’eût cru… Des chercheurs de Harvard ont découvert qu’une fois broyées, les carapaces de crevettes pouvaient permettre de produire du bioplastique entièrement biodégradable en trois semaines. Sur le même principe, Decathlon a de son côté mis au point un chausson nautique à base de poudre de coquilles d’huîtres.

Les déchets organiques peuvent aussi servir à fabriquer des matériaux de construction : briques à base de champignons, moquette produite à partir de feuilles de bananier ou encore panneau acoustique réalisé avec des épluchures de pommes de terre séchées !


Les déchets alimentaires sont aussi une source d’énergie

L’huile de cuisson usagée peut être transformée en biodiesel, un carburant qui rejette très peu de CO2. À Barcelone en Espagne, on l’utilise pour faire rouler des véhicules, et en France, pour éclairer le stade de football de la ville de Saint-Étienne.

Des chercheurs américains ont mis au point une pile à combustible biologique qui génère de l’électricité grâce à l’oxydation dégagée par des tomates en décomposition.

Aux Pays-Bas, une usine de production de café soluble transforme le marc de café en énergie. Une boucle d’économie circulaire en circuit court !
 

On peut fabriquer des cosmétiques…

La société britannique FRUU fabrique des baumes à lèvres à partir de déchets de fruits et d’ingrédients végétaux.
 

…et en extraire des molécules chimiques

En France, un laboratoire situé dans l’Oise transforme les déchets agroalimentaires en molécules chimiques. Celles-ci peuvent ensuite être utilisées pour créer des solvants, teintures ou des polymères (plastique, caoutchouc, polystyrène). Une grande avancée en matière de chimie du végétal !

 

 

Crédits: Photothèque Veolia

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