Économie circulaire, option internationale

Des universités canadiennes et européennes se sont associées pour mettre en place un programme international dédié à l’économie circulaire. Les cours se sont déroulés entre Paris, Bruxelles et Montréal en juin 2019.

« C’est une chance formidable de découvrir les expériences de terrain en comparant les initiatives internationales. »

Quinze jours en immersion au cœur de l’économie circulaire, sur deux continents. La promesse de la nouvelle école d’été « Ville, territoire, économie circulaire » a de quoi séduire. La première édition de cette formation s’est déroulée dans trois cités moteurs en la matière : Montréal, Paris et Bruxelles, du 16 au 30 juin 2019.
Le programme a été lancé par l’université de Montréal et l’institut canadien EDDEC (Institut de l’environnement, du développement durable et de l’économie circulaire), en partenariat avec plusieurs universités européennes (suisses, belges et françaises). 
Si ce n’est pas le premier à former des étudiants sur ce sujet, son envergure internationale lui donne une dimension inédite en explorant des manières très différentes d’aborder le sujet. Au cœur du projet : confronter les points de vue et montrer toutes les facettes de l’économie de demain.

« Lorsque l’on étudie l’économie circulaire, on est confronté à de nombreuses théories. C’est une chance formidable de découvrir les expériences de terrain en comparant les initiatives internationales », confirme Sonia Veyssière, doctorante et participante au programme en 2019. De quoi former les « futurs champions de l’économie circulaire », comme le proclame avec fierté l’université de Montréal !

Les participants à cette formation ? Cinquante entrepreneurs, professionnels et étudiants, issus du monde entier et sélectionnés sur dossier. Dans chacune des trois métropoles, un programme complet les attendait : rencontre avec des acteurs locaux (entreprises, collectivités, associations), découverte des lieux et des initiatives des villes en faveur de l’économie circulaire, mais aussi jeux de rôle pour se mettre dans la peau des acteurs de l’économie circulaire.
 

Codesign et gestion des flux de déchets

Par exemple, pour appréhender la méthode du codesign (qui implique les utilisateurs au cœur de la conception d’un produit ou service), les étudiants ont réfléchi à l’implantation d’un système pour une alimentation circulaire à l’échelle d’une simple ruelle. L’objectif ? Imaginer une agriculture urbaine responsable impliquant les habitants sur le long terme.
Les étudiants ont également pu appréhender la manière dont les villes tissent des liens étroits avec les territoires périurbains et urbains. Par exemple, comment chacune réorganise la gestion des flux de déchets en concertation avec les communautés alentour. Ils ont, à l’occasion, appris à modéliser eux-mêmes les flux de matières. 
À Paris, les étudiants ont pu échanger avec les lauréats du projet « Inventons la Métropole du Grand Paris ». Ils ont notamment évoqué le rôle des futurs écoquartiers parisiens et la manière dont la capitale revoit entièrement son modèle d’urbanisme à l’occasion des chantiers du Grand Paris et des Jeux olympiques de 2024.
C’est par exemple le cas de la plateforme grandpariscirculaire.org analysée par les étudiants. Cette dernière a été lancée fin 2018 dans le but de faire collaborer les industriels du bâtiment, les acteurs publics et les associations autour d’initiatives innovantes. 
Autant de projets qui ont suscité des retours très positifs de la part des étudiants. « J’avais entendu parler de nombreuses initiatives, mais le fait de voir concrètement les réalisations, d’échanger avec des intervenants du monde entier m’a permis de remettre en perspective ma vision de l’économie circulaire. Cela a grandement enrichi mes recherches », affirme Sonia Veyssière.
Le programme sera reconduit en 2020.

 

CRÉDITS PHOTOS : image principale ©Noemie Rosset / Veolia

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