Ces sacs biodégradables proviennent de carapaces de homards recyclées

Le collectif de designers The Shellworks recycle des carapaces de crustacés en sacs en bioplastique. Une alternative aux sacs en plastique à usage unique.

Pour extraire la chitine présente dans ce broyat de crustacés, l’équipe utilise l’extracteur Shelly, l’une des machines qu’elle a développées.

Chaque année, 500 milliards de sacs en plastique jetables sont utilisés dans le monde, souvent pendant une courte durée. Leur effet à long terme, lui, n’en est pas moins désastreux pour l’environnement. Une partie de ces sacs finissent dans les océans, où ils transforment certaines zones en de véritables soupes de plastique et provoquent l’étouffement de la vie marine.
Pour lutter contre l’usage des sacs en plastique à usage unique, le collectif britannique The Shellworks a créé du bioplastique recyclable et compostable, à partir de… carapaces de homards. Le secret ? La chitine, principal constituant des carapaces des crustacés, mais aussi deuxième biopolymère (une substance moléculaire produite par les végétaux, les algues, les animaux, etc.) le plus abondant sur Terre après la cellulose.
Concrètement, les carapaces de homards sont collectées auprès de restaurants londoniens puis broyées dans les locaux du collectif. Pour extraire la chitine présente dans ce broyat de crustacés, l’équipe utilise l’extracteur Shelly, l’une des machines qu’elle a développées. La fine poudre blanche obtenue est ensuite mélangée à du vinaigre ménager pour transformer l’ensemble en bioplastique liquide.
Pour lui donner une forme et ainsi concevoir des sacs et des objets, The Shellworks a développé deux appareils. Le Dippy permet de mouler des objets rigides : pots de fleurs, récipients, gobelets, etc. Le Sheety, lui, sert à fabriquer par évaporation des feuilles translucides de bioplastique. Pour obtenir un sac, il ne reste qu’à coller ces feuilles à l’aide du bioplastique liquide. Une fois utilisés, les objets en bioplastique pourront être compostés ou recyclés pour fabriquer de nouveaux objets.
The Shellworks est encore en phase de test, mais espère que son invention pourra être reproduite à grande échelle dans les années à venir. Une façon étonnante de réduire l’usage de plastique tout en recyclant des déchets organiques. Contre le plastique, l’imagination n’a pas de limite !
 

CRÉDITS PHOTOS @The Shellworks

 

 
Back to top
comments powered by Disqus