4 matelots confinés mais toujours pleins d’énergie !

Publié le 07 mai 2020

En septembre 2019, quatre élèves ingénieurs se lançaient dans un tour de l’Atlantique pour explorer les énergies de demain. Après plusieurs mois en mer et plusieurs semaines bloqués en Martinique, ils reviennent sur cette expérience doublement inédite.

Escale prolongée aux Antilles pour les 4 matelots pleins d’énergie. Ces futurs ingénieurs se sont élancés en septembre 2019 depuis le golfe du Morbihan pour un tour de l’Atlantique à la voile, avec le concours de Living Circular. Mais avec le confinement lié à la pandémie de Covid-19, Camille de Veyrac, Charlotte de Fouquières, Côme Houdeville et Paul Thomé ont dû jeter l’ancre sur les côtes de la Martinique et demeurer à bord de leur voilier, le Kerwatt.

Loin de perdre leur temps durant cette période, ils ont décidé d’en profiter pour rassembler leurs conseils, eux qui avaient appris à vivre isolés en pleine mer depuis de longues semaines.
Courses, répartition des tâches, activités… Ils livrent leur expérience du confinement et leurs petites astuces ! Découvrez tous leurs conseils en vidéo.
 
  Les quatre futurs ingénieurs avaient fait des haltes au Sénégal, à Madère et au Cap-Vert avant de rallier les Antilles où, dans les semaines qui ont précédé le confinement, ils ont eu l’occasion de visiter la Martinique et la Guadeloupe. Avec la même ambition : explorer, faciliter et promouvoir l’accès aux énergies durables et décarbonées.

En Martinique, par exemple, ils ont rencontré, en mars, des responsables de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) afin de mieux saisir la stratégie énergétique de l’île. D’ici 2030, les autorités espèrent atteindre l’autonomie énergétique. 

Sur place, la start-up Green Technologie tente de répondre à ces attentes. Elle promeut un modèle vertueux qui s’appuie sur le stockage par des voitures électriques du surplus des énergies éolienne et photovoltaïque. Car ces énergies possèdent un inconvénient majeur : elles sont intermittentes, c’est-à-dire qu’elles dépendent de la présence de vent ou de soleil. Or la production d’énergie doit, quant à elle, être continue.

 

D’où l’idée explorée par Green Technologie d’utiliser les voitures électriques de l’île à la fois comme moyen de déplacement, mais aussi comme batteries de stockage. Lors des pics de production, les véhicules branchés à des bornes stockent l’électricité des panneaux voltaïques et la restituent lors des périodes de plus faible production.
Un bon moyen de favoriser l’accès aux énergies renouvelables dans le monde, car selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 2 millions de personnes décèdent chaque année faute d’accès à l’électricité. En cause, ces systèmes de cuisson rudimentaires à base de charbon et à foyer ouvert dans des logements de petite taille où la pollution intérieure a des effets délétères.