Veolia développe le recyclage des plastiques au pays du Soleil-Levant

Veolia renforce ses positions en Asie. Depuis 2016, le Groupe exploite trois sites de recyclage et de valorisation des plastiques au Japon, près de Tokyo.

On dit souvent du Japon que c’est un pays de contradictions. Tout comme la tradition y côtoie l’ultramodernité, l’obsession de l’emballage cohabite avec des règles de tri des ordures ménagères très strictes, qui contribuent à un taux de recyclage du plastique bien supérieur à celui de l’Europe (40,8 %) ou des États-Unis (moins de 10 %). Comme le révèlent les rayons de fruits frais, conditionnés à l’unité, parfois avec plusieurs couches de plastique, les Japonais suremballent… Mais ils recyclent aussi !
Avec son Basic Act for Establishing a Sound Material-Cycle Society, adopté en 2000, le pays du Soleil-Levant est pionnier en matière de circularité des ressources.
 

Du tri au compoundage

Sur les sites d’Ecos Factory et de Green Loop, respectivement situés à Honjō et à Kikugawa près de Tokyo, Veolia trie les déchets plastiques provenant des municipalités environnantes et les transforme en granulés plastiques. L’objectif est de réduire les volumes de déchets et d’améliorer la qualité des plastiques traités. Plusieurs types de polymères y sont ainsi recyclés : PEBD (polyéthylène basse densité), PEHD (polyéthylène haute densité), PS (polystyrène) et PP (polypropylène).
À Ibaraki, le Groupe utilise ces granulés pour les transformer en compounds de haute qualité par extrusion. Ils sont mélangés avec des polymères selon des pourcentages fins afin de créer un composant qui pourra servir de matière première dans la fabrication de nouveaux produits dans l’industrie plastique, mais aussi dans l’industrie automobile. Par exemple, le site compte parmi ses clients la société Kojima Industries Corporation, l’un des premiers fournisseurs de plastique de Toyota.
En 2017, 25 590 tonnes de granulés plastiques ont été produites par Ecos Factory d’une part, et 15 410 tonnes par Green Loop d’autre part. En outre, 7 800 tonnes de compounds sont sorties de l’usine d’Ibaraki.
 

Une base arrière pour l’Asie

Les trois usines sont équipées de machines à tri optique. Grâce à elles, Veolia peut répondre aux besoins des clients industriels japonais en leur offrant une véritable alternative au plastique vierge, dans un pays pionnier en termes de réglementation sur les déchets plastiques, mais où le marché du plastique recyclé est fragmenté.
Pour Veolia, l’objectif est de s’installer durablement sur le marché japonais, dans les filières du tri, du recyclage et de la valorisation des plastiques, et d’utiliser le pays du Soleil-Levant comme plateforme pour ses opérations en Asie (notamment en Chine et en Corée du Sud), où le marché est très prometteur.
 
 

Image principale : © Photothèque veolia-Shin Takahashi

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