Pour Heineken, l’eau est à consommer avec modération

Heineken veut réduire de 30 % sa consommation mondiale d’eau d’ici à 2020

Vous appréciez peut-être la bière mais connaissez-vous les enjeux qui se cachent derrière sa production ? La deuxième boisson la plus consommée au monde est aussi l’une des plus consommatrices d’eau : il faut en effet environ 5 litres d’eau pour produire 1 litre de bière.
L’eau, qui constitue 95 % des ingrédients de la bière, est utilisée à chaque étape de la production : brassage, refroidissement, nettoyage des équipements… Et la qualité de l’eau est indispensable pour assurer la qualité du produit fini.

Dans un contexte mondial de raréfaction des ressources hydriques, les brasseurs font aujourd’hui face à un défi de taille : comment réduire leur consommation d’eau sans que cela impacte la qualité ou le volume de leur production ?
Ce défi est encore plus important dans un pays tel que le Mexique où le besoin en eau est supérieur aux ressources. En effet, au début du millénaire, le gouvernement mexicain déclarait le pays en situation d’alerte hydraulique.

En cause : une répartition inégale des ressources (rareté au nord, abondance au sud), des rejets agricoles et industriels qui polluent les réserves ou encore la vétusté des infrastructures de traitement et de stockage.
 

L’innovation pour une production plus sobre

C’était donc un défi de taille pour Heineken que de s’implanter dans le pays en 2010. D’autant plus que le troisième brasseur mondial s’est fixé comme objectif  de réduire de 30 % sa consommation mondiale d’eau d’ici 2020 , tous pays confondus.

L’une des solutions pour atteindre cet objectif est d’investir dans des équipements neufs plus performants permettant d’éviter les pertes en eau. L’agrandissement de l’usine Heineken située en Basse-Californie, au nord du pays, était l’occasion parfaite pour mettre en œuvre cet engagement.

Heineken a fait appel à Veolia qui a installé en 2015 un nouveau système de traitement de l’eau, utilisant les procédés d’ultrafiltration et d’osmose inverse. Objectif : traiter l’eau brute, souvent polluée, tout en réduisant au maximum les pertes. Trois cents mètres cubes de liquide peuvent être purifiés par heure, assurant ainsi la qualité des bières produites dans l’usine.
Le système est également conçu de manière à ce que 30 % de l’eau rejetée au cours du processus de traitement soit réutilisée pour faire fonctionner les équipements (tour de refroidissement, chaudière, réfrigérateur, etc.).

Un procédé exemplaire qui illustre  l’engagement d’un grand groupe industriel en faveur de la préservation des ressources naturelles locales.


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