L’Allemagne, plaque tournante du recyclage des plastiques en Europe

Alors que la Chine a fermé ses frontières aux importations de déchets plastiques, Veolia montre que le recyclage des plastiques sur le sol européen constitue une formidable opportunité, notamment à travers trois installations allemandes.

Si la décision de la Chine a été perçue comme une importante contrainte, elle constitue aussi une opportunité pour le secteur européen du recyclage.

En juillet 2017, la Chine annonçait le blocage des importations de certains déchets, notamment plastiques, qu’elle transformait auparavant en matières premières secondaires. Le gouvernement chinois souhaite en effet donner la priorité au recyclage de ses propres déchets. Cette décision oblige l’industrie mondiale du recyclage à repenser son organisation et à trouver de nouveaux débouchés aux déchets plastiques, dont les volumes augmentent chaque année.
Si la décision de la Chine a d’abord été perçue comme une importante contrainte, elle constitue aussi une formidable opportunité pour le secteur européen du recyclage. C’est ce que montrent les installations de Rostock et Bernburg en Allemagne, où Veolia renforce ses capacités de traitement et de recyclage des déchets plastiques.
Grâce aux investissements réalisés ces dernières années et à un contexte réglementaire favorable, l’Allemagne est devenue une véritable plaque tournante pour le recyclage de matériaux provenant de toute l’Europe. Très bien équipé pour le recyclage, le pays est prêt à tirer parti de la décision de la Chine et de la nouvelle législation nationale, sur la valorisation des emballages, entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Cette réglementation a en effet fait passer les objectifs de recyclage des plastiques de 36 % à 63 % d’ici 2022.
 

Un milliard de bouteilles PET recyclées par an

Dans son usine de Rostock, au nord de l’Allemagne, Veolia donne une seconde vie aux bouteilles en plastique usagées dans un cycle « bottle-to-bottle », grâce à un procédé de recyclage du plastique PET (polytéréphtalate d’éthylène) économe en énergie. Un milliard de bouteilles sont ainsi recyclées chaque année pour un nouvel usage alimentaire.
À 350 km de là, au centre du pays, les deux sites de Veolia à Bernburg, Multiport et MultiPet, recyclent respectivement 38 500 tonnes d’emballages en plastique PEHD (polyéthylène haute densité) et PP (polypropylène) et 40 000 tonnes de bouteilles en PET par an.
L’usine Multiport, qui a remporté un prix (dans la catégorie Building & Construction Product of the Year) lors de l’édition 2019 des Plastics Recycling Awards Europe pour l’un de ses produits, recycle le plastique destiné à remplacer les polymères vierges dans des produits industriels, comme des tuyaux ou des citernes, tandis que MultiPet produit des paillettes de PET qui servent à fabriquer une multitude de produits différents : fibres en polyester pour l’industrie textile, composants en plastique pour l’industrie automobile, ou films et bouteilles pour l’industrie de l’emballage.
Les matériaux traités à Bernburg, dont les deux tiers sont issus des déchets ménagers et le dernier tiers est d’origine industrielle, proviennent de toute l’Europe. On y recycle aussi bien ceux collectés en Allemagne – par le biais du système de consigne national et du tri sélectif des ménages – qu’en France, en Belgique, au Royaume-Uni et dans bien d’autres pays.
Cela démontre que le recyclage des matières plastiques sur le sol européen est tout à fait possible. Pour Veolia, il s’agit de poursuivre le développement d’une économie circulaire en Allemagne et en Europe en développant notamment de nouvelles technologies de recyclage.

© Photothèque Veolia-Christophe Majani d'Inguimbert

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