En Loire-Atlantique, l’unité de biogaz de Veolia alimente plus de mille foyers

Publié le 30 avril 2020

En septembre 2019, l’usine de méthanisation de Soudan a inauguré la première unité du département de Loire-Atlantique qui injecte son biogaz dans le réseau public.

À terme, l’usine opérée par la filiale de Veolia, SEDE, vise la production de 14 600 MW de biogaz, c’est-à-dire l’équivalent d’une alimentation en gaz pour 4 500 personnes.

Dans l’ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, le biogaz prend une place grandissante dans le mix énergétique. En septembre 2019, l’usine de méthanisation de la commune de Soudan a inauguré la mise en service d’une unité de production de biogaz qui permet de valoriser des matières organiques en énergie renouvelable.
Le projet a été mené par la société SEDE – une filiale du groupe Veolia spécialisée dans la valorisation des sous-produits organiques. 

Comment cette unité fonctionne-t-elle ? Les agriculteurs et industriels de l’agroalimentaire des environs apportent leurs déchets organiques (fumiers, grains cassés, fruits ou légumes abîmés) à l’usine de Soudan. Après avoir été contrôlés, les résidus sont placés dans des cuves de fermentation (les « digesteurs »). En l’absence d’oxygène et sous l’effet de la chaleur (42 °C), des bactéries se forment et dégradent la matière organique.

 

Digestat et biogaz

Le digestat (résidu de la méthanisation) obtenu peut être utilisé comme fertilisant, pour nourrir les cultures agricoles ou pour l’équilibre des sols. Quant au biogaz, il est épuré pour ne garder que le méthane, qui a alors des qualités similaires à celles du gaz naturel. Revendu à GRDF, il est injecté dans le réseau de gaz public.
 

« C’est le premier point d’injection dans le département. D’autres seront réalisés d’ici le début de 2020 », précise Sofia Tendron, ingénieure climat énergie pour le département.


À l’heure actuelle, 1 350 foyers, mais aussi l’usine FMGC (une fonderie) située à proximité du site sont alimentés en biogaz. À terme, l’usine espère produire 14 600 MW de biogaz, soit l’équivalent d’une alimentation en gaz de 4 500 personnes. 
« Ce recyclage des biodéchets est un bel exemple d’économie circulaire », se félicite le député de la circonscription, Yves Daniel. Et pour cause, cette filière produit des énergies renouvelables, tout en constituant un fertilisant organique.