En Italie, un hôpital utilise la trigénération pour réduire sa consommation d’énergie

Depuis décembre 2017, l’hôpital universitaire de Parme s’appuie sur une centrale de trigénération gérée par Veolia, pour améliorer son efficacité énergétique. Quand solution circulaire rime avec réduction des émissions de CO2.

La centrale de trigénération est capable de produire la quasi-totalité des besoins en électricité de l’hôpital.

Depuis l’Accord de Paris en 2015, 195 pays se sont engagés à faire de la lutte contre le changement climatique une priorité. Cette ambition n’est réalisable qu’à la condition de nombreux efforts pour réduire les émissions de CO2, aussi bien de la part des grands émetteurs (usines, entreprises, collectivités, etc.) que des citoyens. L’un des principaux enjeux est l’amélioration de la performance énergétique des bâtiments, premiers consommateurs d’énergie. L’hôpital universitaire de Parme, en Italie, s’est justement engagé dans cette voie.
En 2012, les ingénieurs de Siram – filiale de Veolia – ont eu l’idée d’installer une centrale de trigénération au cœur du bâtiment. La trigénération, qu’est-ce que c’est ? Tout part de la centrale thermique de l’hôpital. Celle-ci produit de l’électricité à partir de gaz naturel. Quand elle fonctionne, elle émet de la chaleur, dite chaleur fatale. Une énergie en général perdue. L’installation d’une centrale de trigénération permet justement de récupérer cette chaleur et de l’utiliser pour chauffer l’établissement, mais aussi pour générer de l’eau réfrigérée de manière à alimenter le système de climatisation.
Bref, à partir d’une seule énergie primaire – le gaz naturel –, une centrale de trigénération permet de produire de l’électricité, de la chaleur et du froid ! Inaugurée en 2017, celle de l’hôpital de Parme délivre déjà des résultats prometteurs.

 

Des besoins aux dimensions d’un bâtiment immense

Une surface de 430 000 m2 et environ 850 000 patients à accueillir chaque année : pour ce bâtiment immense, il fallait concevoir une installation capable de répondre à ses besoins. Défi relevé ! La centrale de trigénération est ainsi capable de produire plus de 40 641 MWh d’électricité, soit la quasi-totalité des besoins de l’hôpital (81,2 %). Elle permet également de générer 51 262 MWh d’énergie thermique (soit 53,5 % des besoins pour le chauffage) et 21 407 MWh pour ses exigences de refroidissement (13,8 % des besoins).
D’après Marco Bongiorni, directeur de Siram dans cette région d’Italie, l’installation devrait par ailleurs permettre de réduire de 18 % les émissions de CO2 annuelles de l’hôpital. Pour avoir un point de comparaison, c’est comme si l’on éteignait les chaudières de 1 000 foyers ! Pour l’hôpital, il s’agit donc d’une solution innovante permettant de réduire son impact environnemental et de réaliser des économies sur sa facture énergétique.
 

Et en France ?

Le principe de la trigénération gagne petit à petit du terrain parmi les entreprises et les villes. Montpellier a ainsi inauguré en 2015 la première centrale de trigénération dans l’Hexagone.

 
 

Image princiale © Siram

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