Contre les déchets plastiques, des entreprises, dont Veolia, montent au front

Publié le 14 avril 2020

Lancée début 2019 avec Veolia comme membre fondateur, l’Alliance to End Plastic Waste réunit plus de 40 grandes entreprises mondiales. Ensemble, elles s’engagent à hauteur de 1,5 milliard de dollars pour lutter contre le fléau des déchets plastiques.

Aucun pays, entreprise ou communauté ne peut résoudre ce problème seul.

Le constat est alarmant. Si la production de déchets plastiques se poursuit au rythme actuel, il y aura davantage de matière plastique dans les océans que de poissons d’ici 2050, selon la Fondation Ellen MacArthur ! Une perspective alarmante reprise par le Forum économique mondial qui conduit un certain nombre de parties prenantes à se mobiliser. Les entreprises sont en première ligne.

Ainsi, début 2019, une trentaine d’entreprises impliquées dans la chaîne de production, d’utilisation ou de valorisation du plastique ont décidé de frapper fort. Elles ont créé l’Alliance to End Plastic Waste (AEPW) avec une enveloppe annoncée de 1,5 milliard de dollars, dans les cinq ans, pour lutter contre la pollution des déchets plastiques.

Parmi ses membres fondateurs, l’Alliance compte de grands fabricants de biens de grande consommation, comme Henkel ou Procter & Gamble, des pétroliers comme ExxonMobil ou Shell, des pétrochimistes comme Dow, et des spécialistes de la valorisation des déchets comme Veolia. Depuis sa création, une dizaine d’entreprises est venue grossir les rangs de l’AEPW.

 

Réduire drastiquement les déchets plastiques du monde

L’ambition de l’Alliance ? Favoriser l’émergence, le développement et le déploiement de nouvelles solutions pour réduire la présence des plastiques dans l’environnement d’une part, et encourager les initiatives de valorisation et de recyclage d’autre part. Innover, déployer et éduquer en somme.

Parmi les grands projets sponsorisés par l’AEPW, « Renew Ganga » a de quoi marquer les esprits. Pour diminuer drastiquement les déchets plastiques qui polluent le Gange, en Inde, le projet vise à collecter 100 000 tonnes de matières en 2019 et près de 1 million de tonnes en 2020 ! L’initiative s’accompagne de nombreuses interventions dans les écoles et universités afin de sensibiliser les jeunes élèves et étudiants à cette problématique.

Autre projet marquant : le code-barres invisible des entreprises Tomra, PepsiCo, Procter & Gamble et Berry Global. Ces quatre membres de l’Alliance ont créé un code-barres uniquement détectable par des caméras, grâce auquel les robots des usines de tri peuvent identifier plus précisément le matériau plastique utilisé et ainsi mieux le recycler. 
 

Nouer des alliances aux quatre coins du globe

Mais le véritable défi de l’Alliance consiste à mobiliser tous les acteurs, partout dans le monde. En se réunissant, les grandes entreprises espèrent peser de tout leur poids pour faire entendre la voix de l’économie circulaire à tous les échelons. Des instances internationales aux décideurs locaux, l’AEPW entend sensibiliser les acteurs publics pour créer de véritables partenariats, seuls capables de faire entrer l’économie mondiale dans une démarche circulaire, plus vertueuse et plus respectueuse des océans.
« S’attaquer aux déchets plastiques dans l’environnement et développer une économie circulaire requiert la participation de tous les acteurs de la chaîne de valeur et l’engagement à long terme des entreprises, des gouvernements et des communautés. Aucun pays, entreprise ou communauté ne peut résoudre ce problème seul », explique Antoine Frérot, PDG de Veolia et cofondateur de l’Alliance.

CRÉDITS PHOTOS : Image principale © Veolia-Nicolas Vercellino