Des cintres 100 % recyclables pour une mode durable

Posted on 30 juin 2020.

Pour lutter contre la pollution des océans, la start-up Arch & Hook et le créateur français Roland Mouret ont lancé en septembre 2019 un cintre recyclable fabriqué à partir de déchets plastiques.

Chaque année, des milliards de cintres sont utilisés par l’industrie de la mode pour transporter les vêtements avant d’être remplacés par des cintres de meilleure qualité dans les magasins. En tout, 85 milliards de cintres à usage unique sont jetés chaque année dans le monde.

Selon une enquête de l’hebdomadaire britannique Mail on Sunday, ils constituent une menace environnementale si grave qu’ils pourraient dépasser les dommages causés par les sacs, pailles et bouteilles en plastique.

Face à cet énorme gaspillage, la start-up néerlandaise Arch & Hook s’est associée à la maison de mode française Roland Mouret. À l’occasion de la Fashion Week londonienne en septembre 2019, elles ont lancé un cintre écoresponsable.

Baptisé « Blue », ce cintre est fabriqué à 80 % avec des déchets plastiques marins et à 20 % avec du plastique recyclable. Le produit obtenu dure cinq à dix fois plus longtemps que les modèles à usage unique habituels.

Et en fin de vie, ils peuvent être recyclés sans que la qualité ne se dégrade au cours du recyclage. À Londres, pour cette édition de la Fashion Week, le créateur français a distribué gratuitement près de trois cents de ces cintres écoresponsables aux différents stylistes.

Par ce geste, il fait également remarquer l’utilisation excessive des cintres dans la mode. « De trop nombreux commerçants suspendent leurs vêtements à des cintres sans raison. Combien de consommateurs accrochent leurs sous-vêtements à des cintres une fois chez eux ? » souligne au Daily Mail Louise Edge, une responsable de Greenpeace.

À long terme, la start-up Arch & Hook et la maison de création française Roland Mouret espèrent démocratiser leurs cintres écoresponsables auprès de l’industrie de la mode pointée du doigt pour son empreinte écologique. En 2018, elle représentait la deuxième industrie la plus polluante au monde, selon un rapport de l’Institut national de l’économie circulaire.