Bonduelle renverse la vapeur dans ses conserveries hongroises

En Hongrie, où il est présent depuis le début des années 1990, le numéro un mondial des légumes en conserve et surgelés a amélioré, avec le concours de Veolia, le traitement de ses eaux usées.

Dans son usine de Nagykőrös, au centre de la Hongrie, le groupe français Bonduelle lave et met en conserve petits pois, maïs et haricots secs. Un processus qui consomme beaucoup d’énergie et d’eau douce, et génère une importante quantité d’eaux usées. Or depuis 2010, la législation hongroise oblige les industriels à mieux traiter leurs effluents.
Pour répondre à ces exigences – et plutôt que d’externaliser cette opération vers la ville –, le leader mondial des légumes « prêts à consommer » a choisi de traiter ses eaux usées lui-même. Il a construit une unité de traitement des eaux usées sur son site et fait appel à Veolia pour optimiser le processus de traitement et réduire ses émissions de carbone.
La solution proposée par les experts de Veolia ? Produire du biogaz à partir des boues extraites des eaux usées et l’exploiter pour générer la chaleur et la vapeur (jusqu’alors produite à partir de gaz naturel) nécessaires aux activités de la conserverie.
 

100 % du biogaz valorisé

Pour ce faire, l’usine d’épuration de Nagykőrös utilise à la fois des bactéries anaérobies et des bactéries aérobies, qui se nourrissent des polluants contenus dans les eaux usées. Dans un environnement aqueux et en l’absence d’oxygène, les premières produisent des sucres, des alcools, des acides, différentes formes d’azote, du dioxyde de carbone et du méthane.
Dans un second temps, en présence d’oxygène dissous, les bactéries aérobies consomment ces matières organiques et éliminent les différentes formes d’azote. On obtient alors un effluent totalement propre, épuré par voie biologique, tandis que le méthane (biogaz) est récupéré, puis refroidi et comprimé avant d’être transformé en vapeur dans une petite chaudière de secours jusque-là peu utilisée. Ainsi 100 % du biogaz est valorisé.
Grâce à cette solution ingénieuse, qui lui permet d’économiser la consommation de 350 000 m3 de gaz naturel, Bonduelle a réduit sa facture énergétique de 17 % et évite également l’émission de 650 tonnes de CO2 chaque année. Des résultats qui ont conduit Bonduelle et Veolia à travailler, en 2014, sur un projet similaire pour le site de Békéscsaba, une autre conserverie du Groupe, située au sud-est de la Hongrie.
 

Image principale : © Phototheque VEOLIA - Christophe Majani D’Inguimbert

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