40 ans de progrès dans la plus grande station d’épuration écossaise

La plus grande station d’épuration des eaux usées d’Écosse a 40 ans. Retour sur quatre décennies d’innovation au service de l’économie circulaire, avec Veolia comme partenaire depuis plus de vingt ans.

La station d’épuration produit aujourd’hui de quoi couvrir 85 % de ses besoins en électricité.

C’est à Seafield, un quartier d’Édimbourg, que se trouve la plus grande station d’épuration des eaux usées d’Écosse. Propriété de Scottish Water ‒ société nationale d’approvisionnement en eau et d’assainissement ‒, ce site traite quelque 300 millions de litres d’eaux usées par jour. L’équivalent de 12 piscines olympiques. Cette année, l’usine célèbre ses 40 ans. L’occasion de revenir sur quatre décennies d’innovation au cours desquelles elle a renouvelé ses procédés pour se tourner vers des solutions toujours plus écologiques, inspirées de l’économie circulaire.
Tout commence en 1978 à l’ouverture de la station d’épuration de Seafield. L’usine assure alors le traitement primaire des eaux usées, afin d’en éliminer le sable et les déchets solides. Une nouvelle page s’écrit à partir de 1984 quand Veolia prend en charge sa gestion dans le cadre d’un partenariat public-privé avec Scottish Water. L’objectif est alors clair : améliorer la performance énergétique de l’usine en adoptant une approche circulaire. Comment ? En transformant les déchets produits par la station en nouvelles ressources.

 

Valoriser pour produire

La première idée est de valoriser les boues d’épuration – les matières organiques générées par le traitement des eaux usées – pour produire de l’énergie. L’usine met ainsi en place la technologie d’hydrolyse thermique associée au principe de méthanisation. Cette solution consiste à chauffer les boues, de manière à les déshydrater pour réduire leur volume. Elles sont ensuite placées dans un espace fermé qui accélère leur décomposition et permet de générer du méthane. Ce biogaz, qui permet de réduire de 80 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à l’utilisation du diesel, alimente une cogénération produisant chaleur et électricité pour l’usine !
Récupérant la chaleur perdue et émise par l’équipement pendant son fonctionnement, l’unité produit jusqu’à 32 000 kW d’électricité durable ‒ suffisamment pour couvrir 85 % de ses besoins.
Le cercle vertueux ne s’arrête pas là : après ces traitements, les résidus de boues d’épuration sont transformés en engrais puis vendus aux agriculteurs de la région.
Il est possible d’aller encore plus loin, estime John Abraham, directeur de l’activité Eau de Veolia au Royaume-Uni, pour qui « le défi de la prochaine décennie sera de progresser encore davantage vers l’autosuffisance énergétique de la station et de réduire ses émissions de carbone ».
D’une manière générale, les eaux usées possèdent un excellent potentiel de valorisation. Selon certaines études, si l’on exploitait le potentiel énergétique des 11 milliards de litres d’eaux usées générés chaque jour au Royaume-Uni, le secteur de l’eau pourrait devenir totalement autonome en électricité.
Les citoyens ont également leur rôle à jouer pour améliorer l’efficacité énergétique de l’industrie hydraulique. Cela passe en premier lieu par le fait de ne pas jeter dans les éviers, douches et toilettes, des déchets qui viendraient gêner le traitement des eaux, comme les produits hygiéniques, lingettes, cotons-tiges ou certains déchets alimentaires comme les huiles de friture.
 

 

Photothèque Veolia ES Limited - Chris George

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