100 actions pour l’économie circulaire : où en sont les entreprises françaises ?

En février 2017, 33 grandes entreprises françaises s’engageaient pour l’économie circulaire. L’Association française des entreprises privées dresse un premier bilan des 100 actions menées.

79 % des engagements pris en 2017 suivent le rythme de réalisation initialement prévu.

Selon une étude de l’Insee, 25 % des entreprises françaises reconnaissent que leur activité a un fort impact sur l’environnement.
C’est pourquoi elles sont de plus en plus nombreuses à intégrer l’écoconception dans leurs process de production, à valoriser leurs déchets ou à utiliser des énergies renouvelables.
En février 2017, 33 grandes sociétés membres de l’Association française des entreprises privées (Afep) se sont engagées à réaliser 100 actions en faveur de l’économie circulaire dans les six prochaines années.
Ces engagements répondent aux sept piliers de l’économie circulaire. Parmi les grandes firmes engagées, on compte Danone, Eiffage, Total, ou encore Veolia. Des acteurs issus de secteurs d’activité très différents, allant de la grande distribution à la construction, en passant par les solutions énergétiques.
Presque deux ans plus tard, ces engagements sont-ils tenus ? L’Afep a effectué un suivi régulier des actions menées par ces entreprises. En octobre 2018, elle a publié un bilan de ces « Trajectoires pour l’économie circulaire ».
Les chiffres sont éloquents : 79 % des engagements pris en 2017 suivent le rythme initialement prévu (de 1 à 6 ans). Mieux, 16 actions sont en avance sur leurs objectifs et autant sont arrivées à terme, atteignant dans leur quasi-totalité (94 %) les résultats attendus.
 

Veolia dans la boucle

Pour Veolia, ce travail porte aussi ses fruits. Le groupe se conforme aux trois engagements principaux qu’il s’était fixés en 2017 en matière d’économie circulaire.
Premier objectif : gérer durablement les ressources naturelles. En 2017, 65 % des déchets traités par le groupe ont été transformés en matières et produits énergétiques de substitution. Veolia a également renforcé son ambition dans le domaine du recyclage des plastiques, visant un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros dans cette activité d’ici 2025.
Le deuxième objectif est de proposer aux clients de Veolia des solutions d’atténuation du dérèglement climatique. Pour permettre aux équipes commerciales et techniques de comparer les empreintes environnementales de plusieurs solutions et de choisir celles qui répondent le mieux aux objectifs de performance fixés par les clients, le groupe a créé la plateforme web GreenPath.
Troisième enjeu pour Veolia : construire de nouveaux modèles de relations et de création de valeur en multipliant les partenariats. Un objectif qui est en bonne voie avec une trentaine d’accords signés depuis 2015.
Veolia s’est notamment associé avec Danone dans les domaines de la gestion du cycle de l’eau, des déchets et de l’agriculture durable, mais aussi avec Huawei pour le déploiement de solutions pour les villes intelligentes, ou encore avec Carbon Clean Solutions pour la captation et la valorisation de CO2 à grande échelle.
 

Nouveaux engagements

Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le 25 octobre 2018, 21 nouveaux engagements ont été pris par douze des entreprises signataires, à l’occasion du colloque organisé par l’Afep et baptisé « Économie circulaire : les entreprises dans la boucle ! ».
Parmi elles, le groupe Renault veut par exemple augmenter de 50 % sa consommation globale de plastique recyclé dans le monde. Quant au groupe AccorHotels, il s’est fixé comme prochain objectif de valoriser 65 % des déchets d’exploitation de ses hôtels.
 
 

Image principale © Veolia

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