Prenez la vague en coquilles d’huîtres !

Publié le 13 avril 2021

Et si les coquilles d’huîtres de votre dernier réveillon finissaient en combinaison de surf ? C’est le pari relevé par l’entreprise Soöruz à La Rochelle.

Soöruz s’engage dans une démarche globale incluant la fin de vie des combinaisons

Cent cinquante mille tonnes de coquilles d'huîtres sont jetées chaque année en France. Mais tout n’est pas perdu : depuis quelques années, une filière de récolte, de broyage des déchets coquilliers s’est développée à l’échelle des territoires. En Charente-Maritime, l’entreprise Ovive est devenue leader sur ce marché et recycle 3 000 tonnes de coquille d'huîtres par an.

Une fois broyées, les coquilles d'huîtres et de coquillages trouvent une deuxième vie : l’entreprise Malàkio en fait des dessous de plats, des planches, des pots ; Etnisi des dalles de carrelage et du mobilier ; Alegina de la porcelaine ; d’autres encore des fertilisants ou de la nourriture pour volaille sans oublier, avec Decathlon, des chaussons de surf.

On reste dans le surf avec la dernière innovation en date : à La Rochelle, on transforme les coquilles d’huîtres en combinaisons. C’est ce que parvient à faire Soöruz, une entreprise créée en 1999 et spécialisée dans la production et la distribution d'équipements pour les sports de glisse.

Ses deux fondateurs, Yann Dalibot et Mathieu Barat, et anciens riders de haut niveau, œuvrent depuis plusieurs années pour réduire l’impact environnemental de leurs produits, avec à la clé des investissements R&D conséquents.

Dans leur collection figurent des combinaisons à base de bambou et de polyester recyclé, une autre 100 % en naturalprene1. Autant d’alternatives au néoprène, un matériau issu du pétrole et entrant dans la composition des combinaisons.

 

Nouveau matériau

Depuis 2019, une nouvelle combinaison vient compléter cette gamme éco-conçue : la Green Line, fabriquée à base de poudre d’huître et de sucre de canne. Pour ce faire, les deux entrepreneurs ont mis au point un nouveau matériau : l’oysterprene, un néoprène incorporant des coquilles d’huîtres locales dans sa composition qui remplace le limestone, un composant du néoprène issu de carrières.

Cette innovation écologique ne change rien pour les pratiquants de surfs, de wake, de kitesurf ou wakesurf. La combinaison comporte les mêmes caractéristiques qu’une classique : même poids, même épaisseur, même chaleur.

Soöruz inscrit ce projet dans une démarche plus globale réfléchissant aussi à la fin de vie des combinaisons. Depuis 2020, les riders peuvent déposer leurs vieilles combis dans une des boutiques de la marque. Elles seront broyées sur place et utilisées dans le rembourrage de coussin ou de sac de boxe. L’ambition ultime de Yann Dalibot et Mathieu Barat ? Proposer 100 % de produits écoconçus avec une gestion de fin de vie.

 

Il s'agit d'une combinaison fabriquée en caoutchouc naturel obtenu à partir du latex d'hévéa, que l'on nomme NaturalPrene ou Yulex. Cette nouvelle matière première est un mix de plusieurs éléments naturels et recyclables (caoutchouc naturel, cannes à sucre, huile végétale, poudre de coquille d'huître).