Des jouets durables sous le sapin : plus beaux les cadeaux !

Publié le 24 décembre 2020

Plusieurs marques s’engagent pour industrie du jeu plus durable en optant pour une fabrication écoresponsable et locale, et en développant d’autres mode de consommation via l’occasion et la location par exemple.

Quelque 75 000 tonnes de jouets finissent dans nos poubelles chaque année en France. Une grande majorité d'entre eux sont en plastique et fabriqués à l’étranger, principalement en Asie. Une fatalité ? Non. Plusieurs fabricants de jeux proposent des alternatives durables, des jouets à la fois pensés pour accompagner le développement des enfants et pour réduire les impacts environnementaux sur tout le cycle de vie du jouet. Suivez le guide.

Les jouets éco-conçus

Les Jouets libres et Sloli proposent des jeux originaux fabriqués à partir de matières naturelles et écologiques comme le bois, la laine ou le coton recyclé. Dans une démarche zéro déchet, ils sont pensés pour durer dans le temps et vendus sans emballages superflus : les pochons en tissu remplacent les sachets en plastique jetables et les règles du jeu sont imprimées directement sur la boîte. Les deux entreprises revendiquent une production 100 % française.
L’entreprise californienne Green Toys va encore plus loin, en utilisant uniquement des matières recyclées post-consommation, issues principalement des bouteilles de lait en plastique PEHD.

Développé par une équipe de designers danois, MODU est un système de construction modulaire et multifonctions composé de grosse briques en mousse EVA non toxique et en plastique ABS recyclable que les enfants, âgés de 6 mois à 6 ans, peuvent assembler pour créer toutes sortes de structures. Éducatif et évolutif, le système MODU est pensé pour « grandir » avec les enfants.
Enfin, la petite entreprise familiale Eco-tots ne distribue que des jouets fabriqués dans une démarche écologique par des sociétés britanniques. Sur son site, on trouve principalement des châteaux forts et figurines en bois.

Les jouets d’occasion

La part des jouets éco-conçus dans la hotte du Père Noël progresse, mais la fabrication d’un nouveau jouet nécessite toujours de consommer des ressources, qu’il s'agisse de matières premières vierges (le bois, par exemple) ou d’énergie, utilisée lors de la production.
De plus en plus de parents optent alors pour les jouets d’occasion, que l’on trouve à foison dans les « charity shops » et sur une multitude de sites de vente entre particuliers, spécialisés ou non. Mais comment s’assurer que les jouets soient sûrs et parfaitement propres ?

En France, l’association Rejoué est spécialisée dans la vente de jouets remis à neuf. Après avoir collecté les dons auprès de particuliers ou d’organisations, elle nettoie et rénove les jeux ayant déjà servi. Les matériaux non utilisés, comme les piles ou les papiers, sont envoyés au recyclage. En plus de contribuer à la réduction des déchets, Rejoué accompagne les personnes en situation de précarité vers un emploi durable. Depuis sa création en 2012, l'association a collecté 300 tonnes de jouets et de livres et a vendu plus de 16 000 unités.

Les jouets à louer

Selon Rejoué, la durée moyenne d'utilisation d'un jouet est de 8 mois ! Aussi durable soit-il, il est donc condamné à finir au fond d’une armoire moins d’un an après son achat. C’est la raison pour laquelle l’évolutivité est si importante dans une démarche d’éco-conception. On peut aussi choisir de louer, plutôt que d’acheter, les jouets. On réduit ainsi les déchets et le bazar.
Play Go Round en Espagne, Petite Marelle en France, Whirli au Royaume-Uni ou Happy Baton à Hong Kong… Voici quelques exemples d’entreprises proposant un service de location de jeux et de jouets.

Le principe est simple : les parents souscrivent à un abonnement et reçoivent une boîte contenant un certain nombre de jouets adaptés à l'âge et aux besoins de développement de leur enfant. Ils peuvent eux-mêmes composer cette boîte (Petite Marelle, Whirli) ou bien laisser le soin à des experts de le faire (Play Go Round, Happy Baton). Ils profitent des jeux pendant une certaine période (1 mois, 3 mois ou aussi longtemps que les enfants les apprécient), puis les renvoie et reçoivent une nouvelle boîte.

Citons pour finir l’initiative géniale Toy Rescue, imaginée par le fabriquant d'imprimantes 3D Dagoma. Une équipe de designers a répertorié les pièces les plus souvent cassées ou perdues des jouets les plus vendus ces 40 dernières années et les a modélisé avec un scanner 3D. Ces fichiers 3D ont été mis en ligne sur la plateforme où chacun peut se rendre pour trouver la pièce dont il a besoin, la télécharger gratuitement et l’imprimer.
Les personnes n’ayant pas d’imprimante 3D peuvent se faire envoyer les pièces imprimées par la communauté des makers de Dagoma. En parallèle, l’entreprise travaille sur la conception d’un filament créé à partir de jouets plastiques impossibles à réparer.