Empower met la blockchain au service de l’économie circulaire

En récompensant le ramassage des déchets, cette start-up norvégienne espère endiguer la pollution plastique dans la nature et lutter contre la pauvreté en créant une activité rémunératrice.

La blockchain s’avère très utile dans de nombreux domaines clés pour l’économie circulaire.

Donner une valeur pécuniaire aux déchets plastiques, c’est l’idée de la start-up norvégienne Empower pour inciter les gens, partout dans le monde, à ramasser et déposer les bouteilles en plastique aux points de collecte. Une idée inspirée du système norvégien de consigne des bouteilles en plastique, qui permet au « pays des fjords » de recycler plus de 95 % des bouteilles.
L’idée est aussi de rapprocher les personnes désireuses de financer des opérations de nettoyage et celles disposées à s’en occuper. Pour ce faire, Empower a créé un fonds, afin de rémunérer ceux qui débarrassent l’environnement des déchets plastiques : 80 % de l’argent collecté auprès des sponsors alimentent ce fonds, 15 % sont affectés au développement de la technologie blockchain et à la gestion des opérations, et 5 % sont reversés à des associations et ONG locales de lutte contre la pauvreté.
Ainsi, Empower émet des tokens, des jetons numériques appelés « EMP Tokens » valant 1 dollar, versés pour chaque lot de déchets déposé à un point de collecte. Le paiement s’effectue sur un portemonnaie électronique, via une application mobile.
Plusieurs opérations de nettoyage ont déjà été organisées dans différents pays – la Norvège, l’Inde, le Sri Lanka, le Laos ; sur les plages, en ville et même dans la jungle – en coopération avec des ONG et les autorités locales qui récupèrent les déchets collectés et s’assurent qu’ils sont dûment recyclés.
Au travers de ces initiatives, Empower met la technologie blockchain au service de l’économie circulaire. La blockchain permet en effet de distribuer des tokens partout dans le monde, de façon sécurisée et sans intermédiaire, et garantit la transparence et la traçabilité du processus. Grâce à cela, il est possible, pour chaque dépôt de déchets, de remonter au sponsor qui l’a rendu possible.
 

La blockchain, meilleure amie de l’économie circulaire

Popularisée par le bitcoin, la blockchain est une technologie de stockage et de transmission d’informations transparente, sécurisée et décentralisée. Elle fonctionne comme un registre numérique des échanges, inaltérable et vérifiable par tous les utilisateurs d’un même groupe. De ce fait, elle s’avère très utile dans de nombreux domaines clés pour l’économie circulaire. 
Elle permet par exemple de gérer et d’optimiser les flux d’énergie dans le cadre d’une autoconsommation collective. À New York, des habitants du quartier de Brooklyn ont mis en place un microréseau solaire grâce à la blockchain. 
Elle soutient également la généralisation de nouvelles pratiques durables s’inscrivant dans la consommation collaborative ou l’économie du partage. La start-up israélienne La`Zooz utilise cette technologie pour proposer un service de covoiturage à sa communauté.
Enfin, la blockchain peut être utilisée également pour informer sur la traçabilité des produits (de leur origine jusqu’à leur fin de vie), ainsi les filières d’approvisionnement sont plus transparentes pour aider les consommateurs à faire des choix d’achats responsables. En 2018, Carrefour appliquait pour la première fois la blockchain au poulet d’Auvergne Filière Qualité Carrefour. En scannant le QR Code présent sur l’étiquette du produit, le consommateur peut accéder à un certain nombre d’informations, comme le lieu et le mode d’élevage, l’alimentation reçue ou l’absence de traitement.
 

Image principale : © Getty Images

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