Arrivée à bon port pour les « 4 matelots pleins d’énergie »

Posted on 10 septembre 2020.

En août 2020, onze mois après leur départ, les « 4 matelots pleins d’énergie » ont bouclé leur tour de l’Atlantique à la découverte des énergies de demain. L’heure du bilan pour ces aventurières et aventuriers de l’économie circulaire.

Dernière escale aux Açores, puis cap sur la Bretagne pour les « 4 matelots pleins d’énergie ». En ce mois d’août 2020, cela fait presque un an que Charlotte de Fouquières, Côme Houdeville, Paul Thomé et Camille de Veyrac ont quitté les côtes françaises pour s’aventurer dans un tour de l’Atlantique à la voile. Ces quatre étudiantes et étudiants de l’ENSTA ParisTech et de Télécom SudParis s’étaient donné pour objectif d’explorer et de promouvoir l’accès aux énergies renouvelables. 

Pendant onze mois de pérégrinations autour de l’Atlantique, ils ont eu la chance de découvrir d’innombrables initiatives, notamment dans les territoires insulaires qui parsèment l’océan. Les nombreuses îles de l’Atlantique doivent en effet gérer des ressources rares. Pour ces territoires, plus qu’aucun autre, l’économie circulaire devient vitale pour garantir la pérennité des ressources, notamment énergétiques. 

C’est par exemple le cas en Guadeloupe avec la centrale thermique biomasse du Moule. Ici, la bagasse – un résidu de la canne à sucre – est récupérée dans une usine à sucre, pour être brûlée et produire de l’électricité verte. Cette centrale génère ainsi près de 31 % de l’énergie de l’île, et permet de diminuer drastiquement les émissions de CO2 causées par les centrales à charbon qui alimentaient précédemment la région. 

Mais les quatre mousquetaires de l’économie circulaire n’ont pas fait qu’observer les bonnes idées durant leur voyage. Au Sénégal, par exemple, ils se sont retroussé les manches pour bâtir une installation électrique de A à Z. Leur mission : électrifier le poste de santé du village de Moundé, sur la côte ouest du pays afin que les soins et les accouchements ne se fassent plus à la lueur des smartphones. Grâce à l’aide des habitants, ils ont ainsi installé des panneaux photovoltaïques sur les toits du bâtiment, en moins de six semaines. Un record !

Canaries, Sénégal, Cap-Vert, Caraïbes, Açores… partout où ils sont passés, les quatre matelots ont agi pour favoriser l’accès aux énergies renouvelables. Et l’aventure est loin d’être finie, puisque les jeunes navigateurs préparent déjà un documentaire pour retracer leur odyssée de l’économie circulaire. À découvrir très bientôt sur leur blog et sur leurs réseaux sociaux (Facebook et Instagram).